Témoignage · Juin 2025
Idriss, de la rue au studio
Comment un atelier de 3 heures a changé sa trajectoire
Article rédigé par l’équipe Le Cercle · 5 min de lecture
Il avait 21 ans, du talent, et aucune porte d’entrée. Aujourd’hui, Idriss prépare son premier EP. Entre les deux : un samedi matin, une affiche sur un mur, et un atelier Le Cercle.
Le quartier, le téléphone, les rimes
Idriss a grandi en Seine-Saint-Denis, dans une famille où la musique était partout — les playlists de sa mère, les freestyles de son frère aîné, les sons qui filtraient depuis les fenêtres ouvertes l’été. Il a commencé à écrire vers 14 ans, d’abord dans un carnet, puis dans les notes de son téléphone.
Après le bac, Idriss enchaîne les petits boulots — magasinier, agent de sécurité, livreur. Des boulots honnêtes, mais qui laissaient peu de place à ce qu’il voulait vraiment faire. La musique restait dans les notes de son téléphone.
L’annonce sur le mur de la salle de sport
Un soir de janvier 2024, en sortant de son club de boxe, Idriss remarque une affiche collée sur le mur d’entrée : « Atelier de production musicale et vidéo avec Le Cercle — gratuit — ouvert à tous ». Il photographie l’affiche sans trop y croire.
| « | Je me suis dit : pourquoi pas ? Au pire, ça me fait une sortie. — Idriss, 22 ans |
La première session
L’atelier avait lieu le samedi matin, dans une salle communautaire de son arrondissement. Une dizaine de participants, deux animateurs — dont un producteur de musique bénévole — et du matériel que la plupart n’avaient jamais touché : une interface audio, des moniteurs, un contrôleur MIDI.
Idriss est arrivé avec 20 minutes de retard, un peu gêné. Il s’est assis au fond. Puis il a entendu les premières basses sortir des enceintes, et il s’est rapproché.
De l’atelier au projet
Idriss est revenu chaque semaine. Puis il a commencé à venir en dehors des créneaux officiels pour continuer à travailler sur ses sons. Le Cercle lui a donné accès à un espace de travail et à du matériel.
En six mois, il a produit une dizaine de titres. Il prépare aujourd’hui la sortie de son premier EP.
Ce que Le Cercle a changé, au-delà de la musique
Le Cercle ne l’a pas « sauvé » — il avait les ressources en lui. L’association a simplement ouvert une porte, là où il n’y en avait pas.
| « | Avant, la musique c’était juste quelque chose que je faisais tout seul dans ma chambre. Le Cercle m’a montré que c’est possible d’en faire quelque chose de sérieux. — Idriss, 22 ans, bénéficiaire du programme numérique, Paris |
Aujourd’hui, Idriss anime lui-même des ateliers d’initiation pour les nouveaux participants. Il transmet ce qu’il a reçu.
Soutenir des parcours comme celui d’Idriss
L’atelier auquel Idriss a participé coûte environ 50 € par session à organiser. Pour dix participants, cela représente 5 € par personne. Derrière chaque chiffre, il y a un Idriss — un jeune avec du talent et sans porte d’entrée.
Portrait réalisé avec l’accord d’Idriss — Prénom modifié à sa demande · lecercle-asso.org · contact@lecercle-asso.org · © 2026 Le Cercle


